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Conakry : Immersion dans le quotidien des rabatteurs

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Il n’y a pas de sot métier, dit-on. Dans les grands carrefours de la capitale Conakry, il n’est pas rare de voir des jeunes en train de charger les taxis de passagers. Ceux qui exercent cette activité sont appelés rabatteurs ou «cokseurs».
A la recherche du quotidien, plusieurs jeunes guinéens et surtout ceux de la capitale embrassent diverses activités. C’est le cas des rabatteurs dont leur travail consiste à chercher les passagers pour les chauffeurs de taxis qui, en retour, leur donnent 1000 francs guinéens ou 500 francs guinéens en fonction du nombre de passagers.
Dans la journée de ce mardi, 13 juillet 2021, un reporter de votre quotidien en ligne Actupremière.com a promené son micro dans certains carrefours pour interroger ces rabatteurs qui font cette activité pour diverses raisons.
Si parmi ces jeunes certains ont déserté l’école par manque de moyens, d’autres n’ont jamais été scolarisés.
Arrivé jusqu’en classe de 7ème année, notre interlocuteur qui a préféré garder l’anonymat, a été contraint d’abandonner les cours par manque de moyens. Aujourd’hui, il se retrouve dans les rues de Conakry pour charger les taxis moyennant les billets de banque.
«J’ai un grand souci parce que mon rêve n’a pas été réalisé par manque de soutien. J’ai perdu mon père très tôt à l’âge de 8 ans et ma mère aussi, les moyens n’étaient pas à sa portée pour nous aider à poursuivre les cours. Etant l’aîné de la famille, je ne peux pas rester les bras croisés. Raison pour laquelle j’ai jugé nécessaire pour le moment de pratiquer cette activité pour subvenir à nos besoins quotidiens», a expliqué ce jeune rencontré au carrefour de Bambéto dans la commune de Ratoma.
Dans l’exercice de cette activité, des passagers accusent ces rabatteurs d’êtres des délinquants qui profitent de certains moments pour voler. Une accusation que refute Amadou Tidiane Sow, trouvé à Cosa.
 «Je m’inscris en faux contre ceux qui nous traitent de voleurs. Matin et soir nous sommes là pour se débrouiller.  On ne peut pas voler ici. Ces gens, au lieu de nous aider, ils se permettent de nous accuser sans preuves », s’est défendu ce rabatteur qui transpirait abondamment.
Mamadou Telly Diallo
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