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Détournement à la CNPS : tous les convoqués sont-ils à la villa 36 ?

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Nous informions précédemment que l’interpellation de Dr Fodé Cissé, directeur général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale a fait des victimes car trois autres cadres de son département seraient aussi à la Villa 36 avec lui. Nous annoncions le chef informaticien  M. Bangoura, Dame Kabélé, Cheffe service prestation et Monsieur  Mansaré, chef service pension.  C’est suite à cet article que le dernier nommé nous a contacté pour démentir l’information. Reconnaissant avoir été convoqué, il déplore tout de même le « mot séjourner » que nous avions précédemment employé. « Séjourner » qui signifie « demeurer », mais aussi « s’attarder », même si c’était pour une trentaine de minutes puisqu’il dit n’avoir passé que cette durée de temps à la Direction centrale des Investigations judiciaires  de la Gendarmerie Nationale.

C’est sur un ton tonitruant et menaçant que Mohamed Lamine Mansaré a tenu à clarifier les choses, ce qui a créé d’ailleurs une bisbille.

« Moi je ne suis pas à la villa 36. J’ai été convoqué parce que la directrice de prestation n’est pas là. Et dès que je suis allé, on m’a dit que je ne suis pas mêlé à cette affaire. Moi je suis venu en avril en tant que chef de service (à la CNPS-NDLR). Je ne suis ni de près, ni de loin mêlé à ça. Je suis tout nouveau dans la boîte et je crois que cette affaire de traitement de dossiers date de mars alors que moi je suis venue en avril. Votre source devrait vous dire que ces personnes ont été convoquées en tant que témoins au lieu de vous dire qu’elles ont été interpellées ». Il est possible que Sieur Mansaré ne sache pas qu’en droit pénal, l’interpellation est l’action au cours d’un interrogatoire, de poser des questions à un individu. Donc « être interpellé » ne veut pas dire que la personne est dans les geôles.

Plus loin, il s’exclamera en ces termes : « ce qui reste clair, votre source là est connue. Moi je suis très jeune pour que les gens badinent avec ma carrière ».

Il faut dire que les quatre précédents articles produits par votre quotidien « Actupremiere.com » dans le cadre de l’enquête sur le présumé détournement à la Caisse Nationale de prévoyance sociale ont fait des mécontents. D’aucuns pensent que la journaliste en charge de l’enquête est une partisane et tranche en faveur d’une personne particulière. D’ailleurs, elle a reçu des coups de fil et messages qui confirment cette thèse. Ils vont jusqu’à prétendre que cette dernière a forcément perçu de l’argent pour selon eux,  «dénigrer et enfoncer » le principal accusé qui n’est autre que le Directeur Général Docteur Fodé Cissé. Actupremiere dans ce cadre voudrait apporter des précisions importantes.

En matière de collectes d’information, le journaliste a ses sources. Ceux sont ces sources journalistiques qui se retrouvent à l’origine même des nouvelles importantes qui font bouger les choses. Ces interlocuteurs  fournissent des informations qui peuvent être crédibles et parfois non, mais leur déclaration peut chambouler à cause d’un témoignage poignant, touchant ou fâchant. C’est là qu’intervient le droit de réponse de celui qui s’est senti frustré et c’est un impératif que ses informations soient aussi relayées. Cela ne donne pas non plus le droit d’agresser le journaliste à travers les mots ou autres formes de menace. Pourtant, c’est ce que subissent les journalistes de la part des personnes qui croient que tout leur est permis. Ceci dit, Actupremiere à travers ses reporters continuent de se déployer pour la quête de la vérité.

 

Aux dernières nouvelles, Dame Kabélè, Cheffe service prestation convoquée aussi dans cette affaire est en déplacement.

 

Affaire à suivre

 

THERESA MARIA SEGBAYA

 

 

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