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Eloignement des candidats des écoles d’origines : Les précisions de Mamadi Sidiki Camara

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Le responsable de la communication du Ministère de l’Education Nationale et l’Alphabétisation (MENA),  Mamadi Sidiki Camara était l’invité de nos confrères de la radio Espace Fm ce vendredi, 23 juillet 2021. Les échanges ont porté sur les réformes engagées par l’actuel ministre Dr Bano Barry dans le but de reduire les cas de fraudes massives lors des examens nationaux. 
Parmi ces réformes dit-il, figure la digitalisation du système éducatif guinéen à partir de laquelle tous les candidats devraient être identifiés à travers leurs empruntes. Mais l’essai de cette innovation du département de l’éducation qui vise à lutter contre la fraude n’a pas donné de résultats escomptés.
Mamadi Sidiki Camara tient pour responsable de cet échec, la mauvaise qualité des réseaux téléphoniques.
«Cette vérification d’identité des candidats n’était pas posée comme une condition sine qua non aux candidats pour qu’ils prennent part aux examens. C’est pourquoi depuis le depuis hier, vous n’avez entendu aucun dire qu’il a été mis déhors parce que tout simplement il n’a pas fait l’emprunte digitale. C’est un processus que nous avons commencé qui peut-être continué même au courant du déroulement de ces examens ou après. Ça ne les concerne pas seuls, c’est un processus. Je ne pense pas que la biométrie soit un obstacle pour le déroulement des examens. Ça allait même être avantageux tel que nous l’avons imaginé. Si ça se passait comme ça et que les réseaux ne jouaient pas sur nous, imaginez que tous les candidats qui se trouvent déjà aujourd’hui dans notre base de donnée aient leurs empruntes digitales dans la même base de donnée. Vous allez voir que nous allons lutter complètement et définitivement contre la substitution. Donc pour nous ça fait plutôt des avantages. Mais si tel n’est pas le cas pendant le déroulement, ça pourrait l’être après les examens. Donc il n’y a pas eu d’anticipation. Et je vais vous dire, s’il s’agit de réformes, il faut toujours commencer. Nous avons commencé mais pas de trop. Aucune mesure n’a été envisagée et engagée qui soit de trop. Cette digitalisation, ce n’est pas quelque chose qui est liée fondamentalement aux examens. C’est quelque chose que nous avions envisagé. Nous estimions que nous pouvions le faire avec les candidats du Baccalauréat mais avec le réseau que nous avons constaté, nous avons même exclu. Personne n’entend parler de ça maintenant. On attendra que le moment soit propice et qu’on mette tout en place pour pouvoir continuer avec cette digitalisation», a déclaré Mamadi Sidiki Camara.
L’éloignement des candidats de leurs écoles d’origines pendant les examens est auusi l’autre mesure instaurée cette année par le ministère de l’éducation dans le cadre de la lutte contre la fraude massive.
Si certains pensent que cette mesure n’est pas bonne pour les candidats, Mamadi Sidiki Camara prouve le contraire.
«Si cela parait compliqué, en les regroupant dans le même centre et les faire composer est plus dangereux et plus compliqué encore. Nous sommes partis des expériences, des constats que nous avons dû faire. Sinon, ce n’etait pas comme ça. C’est des réformes à partir de 2017. Vous vous souviendrez que c’est avec le ministre Konaté ( Ibrahima Kalil Konaté dit K2) que nous avons exigé cela. Parce que nous avons constaté que les candidats regroupés dans un même centre pour cette raison justement de les faciliter le déplacement, vous conviendrez avec moi qu’il y avait des centres qu’on trouvait cent pour cent d’admis. Nous savons les raisons étaient quoi. Je vous donne un petit exemple. Quand un candidat échoue en session rapprochée, au BEPC ou au baccalauréat une fois dans une école de Matoto, il est capable d’aller s’inscrire dans une école de Kaloum frauduleusement. Et toute l’année durant, il est capable de faire ce trajet pour aller suivre les cours parce qu’il sait qu’il est reçu là-bas et là où il était, il ne peut plus se retourner parce qu’il a échoué. Et il supporte ça. Maintenant pour trois jours d’éloignement, moi je ne pense pas que cela soit un calvaire insupportable. Il faut que nous luttons contre la fraude. Et c’est dans le souci de lutter contre la fraude massive que nous avons adopté ces mesures et nous pensons qu’elles méritent bien d’être», a soutenu Mamadi Sidiki Camara chargé de communication du ministère de l’éducation nationale et l’alphabétisation (MENA).
Laye
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