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Guinée : Ce pouvoir de la  junte qui suscite de l’Espoir (opinion)

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Le 5 septembre 2021, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, chef des forces spéciales a mis fin au  régime d’Alpha Condé. Au lendemain de l’arrestation du président déchu, le nouvel homme fort de Conakry s’est offert un bain de foule dans les quartiers de  Conakry.

 

Après avoir retiré les véhicules de services et documents de voyage des anciens dignitaires du pays, Mamadi DOUMBOUYA a ordonné le démantèlement des postes armés (PA) installés sur la route Le Prince.

 

Les jours qui ont suivi, le colonel s’est recueilli sur les tombes des anciens présidents guinéens, Ahmed Sékou Touré à la Camayenne et Général Lansana Conté à Moussayah Loumbaya, dans Dubréka.

Le colonel et son équipe se sont rendus au cimetière de Bambéto où reposent de centaines de jeunes  tués lors des manifestations politiques.

Les nouvelles autorités ont procédé à la diminution du prix du carburant de 11.000 à 10.000 francs guinéens à la station.

Le prélèvement des 5% sur le salaire des fonctionnaires guinéens décidé par le défunt régime  a été annulé.

Auparavant, les responsables du CNRD ont reçu toutes les forces vives de la nation au palais du peuple pour recueillir leurs avis sur la future transition.

Ces actes ont été appréciés par bon nombre de Guinéens. D’aucuns estiment que cette prise de pouvoir par l’armée est une libération d’un peuple qui était pris en otage. Des effigies, des t-shirts confectionnés pour remercier le libérateur. Des groupes « d’opportunistes », ont même créé des mouvements de soutien au Colonel Mamadi DOUMBOUYA. Mais il a interdit tout mouvement de soutien au CNRD.

Après avoir prêté serment sur l’article 47 de la charte de la transition, colonel Mamadi a été  installé officiellement dans ses fonctions de chef de l’État. Chose qui lui a valu une première adresse à la Nation guinéenne, en tant que premier magistrat du pays.

Dans cette adresse, le père de la Nation guinéenne, en justifiant davantage le motif du putsch du 5 septembre dernier,  a mentionné que le pays était confronté à une série de crises profondes et multidimensionnelles, qui avait fini par saper ses fondements. Mamadi DOUMBOUYA affirme que ces crises sont dues notamment au dysfonctionnement des Institutions constitutionnelles, l’instrumentalisation de la justice, les violations graves et répétées des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, la politisation à outrance de l’Administration publique, la corruption généralisée, la gabegie financière et les détournements de deniers publics.

L’homme fort promet que la lutte contre tous ces maux qui gangrènent la société guinéenne sera son cheval de bataille ainsi que celui du Gouvernement de Transition. Dans cette même adresse, le numéro 1  du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) estime que l’état actuel de son  pays exige des mesures fortes.  Au titre de ces mesures, le Colonel énumère : la refondation de l’Etat, la lutte contre la corruption, la réforme du système électoral, la refonte du fichier électoral, l’organisation d’élections libres, crédibles, inclusives et transparentes, ainsi que la réconciliation nationale. Il ajoute à cela, l’écriture d’une nouvelle Constitution devant servir, selon lui,  de socle à la démocratie guinéenne. Cette nouvelle Constitution, précise DOUMBOUYA, devra prendre en compte les légitimes aspirations du peuple souverain de Guinée, et sera adoptée par voie référendaire.  Il a rassuré que ni lui, ni les membres du gouvernement et les autres organes de la transition, ne feront acte de candidature aux élections qui marqueront la fin de la transition. Il a aussi annoncé l’audit des comptes publics, dans le cadre de la réforme profonde de l’Administration, afin d’obtenir un meilleur rendement du service public.

Au lendemain de son installation dans ses fonctions de chef de l’État et Président de la transition, il s’est rendu à la place des Martyrs à Kaloum, où il a déposé une gerbe de fleurs. Après cet acte habituel des Présidents, Colonel Mamadi DOUMBOUYA, s’est, de nouveau, offert un bain de foule, sur la route Le Prince.

Cet axe avait été considéré récemment par les anciennes autorités comme l’axe du « mal ». C’est ce qui fait que le président déchu fréquentait rarement cette partie de la capitale Conakry que certains qualifiaient de « L’axe de la démocratie ». Un endroit qui a même contribué à l’avènement d’Alpha CONDÉ au pouvoir.  Les habitants de Wanindara, quartier relevant de la commune de Ratoma avaient même été considérés comme des  terroristes », suite à la mort d’un agent de police, selon les informations officielles. Beaucoup de personnes ont été interpellées et incarcérées dans les prisons de la capitale, à cet effet.

Même ces personnes traitées de « terroristes” sont sorties ovationner, l’actuel homme fort de Conakry, ce 02 octobre en prenant des images avec Mamadi DOUMBOUYA.

La joie est juste immense

La joie est juste immense depuis l’avènement du CNRD au pouvoir. Mais les nouvelles autorités doivent beaucoup prêter attention à ces scènes de liesse. Comme l’a dit le Président de la Cour suprême, Mamadou « Syma » SYLLA, lors de la cérémonie d’investiture du Président de la transition: «Les Guinéens, à travers les manifestations de joie, dans les quartiers et rues du pays, ont joué leur partition, en vous adoptant et vous exhortant de les diriger durant la période de transition qui les font rêver. Ils attendent de vous une part de réciprocité à la hauteur de leurs espoirs et de ses attentes populaires. Le tout économique en vue du tout social demeure une perpétuelle et pertinente actualité dans le cadre d’une réponse globale à ses exigences et à sa revendication légitime.»

Mamadou Saïdou DIALLO

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