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Limogeage du PM Mohamed Béavogui : Il faut éviter ce « drame » pour continuer à arnaquer ceux qui veulent un poste 

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La rebaptisation récente de l’aéroport International Ahmed Sékou Touré continue de faire grands bruits dans la cité. Dès les premières heures de l’officialisation de cette décision présidentielle, le Premier ministre Mohamed Béavogui n’a pas tardé de montrer son indignation vis-à-vis de la nouvelle. Il aurait d’ailleurs émis la volonté de démissionner car selon lui, il n’a pas été consulté par le Colonel Mamadi Doumbouya. Mais le président du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement a voulu selon une source proche de la présidence, prendre une longueur d’avance en limogeant lui-même celui qu’il a nommé le 6 novembre dernier comme chef du gouvernement actuel. Mais pourquoi cela tarde à se matérialiser ?
Le ras-le-bol exprimé par Mohamed Béavogui après que le chef de l’Etat guinéen ait donné le nom du père de la Nation à l’aéroport International, est perçu par la junte comme une défiance. Le Premier-Ministre qui s’était toujours présenté comme un parfait exécutant de l’ordre de ses maîtres, a surpris plus d’un lorsqu’il a confié à des journalistes être frustré et en colère pour n’avoir pas été consulté avant. On l’aurait pourtant cru béni-oui-oui ! Pour lui, cette nouvelle qu’il a apprise comme tout autre guinéen était le comble.  Des médias et réseaux sociaux ont relayé sa volonté de démissionner. Vrai ou faux ? Personne ne l’a entendu le dire. Mais de l’autre côté, le chef de la junte veut aller plus vite. Il veut limoger lui-même son premier ministre qui « semble vouloir lui tenir tête ». Pourquoi ne l’a-t-il pas encore fait ? La raison, le colonel Amara Camara s’y oppose.
Pourquoi le Ministre secrétaire général à la Présidence de la République s’oppose au limogeage du chef du gouvernement ?
Le CNRD a déjà désavoué publiquement son PM à la suite de la mission conduite auprès de la CEDEAO. Il ne manque donc pas de rappeler à Mohamed Béavogui que le coup d’Etat a été orchestré par lui, donc est l’organe central de prise de toutes les décisions de la transition. Alors au cas où il va choisir d’ouvrir la bouche, il serait très facile de le mettre dehors. Seulement que paradoxalement et contre attente du colonel Mamadi Doumbouya, son bras-droit Amara Camara lui, ne veut pas perdre ce gros morceau, pas pour le moment en tout cas.
Ceci s’explique par l’envie démesurée de ce dernier de continuer à empocher des millions de francs de guinéens désireux de postes et qui sont prêts à débourser beaucoup d’argent. Où  est le rapport ? Il est justement là ou l’ancien sous-secrétaire général des Nations-Unies connait les magouilles par lesquelles les postes sont attribués à des ‘’cadres’’ dans cette gouvernance du CNRD. D’ailleurs, il s’est déjà plaint à l’interne de n’avoir pas été consulté lors du choix de plusieurs membres du gouvernement, alors que la tâche lui revenait de proposer des personnes ayant les compétences requises. On comprend clairement que depuis le début, le PM est juste une sculpture vivante de ce régime. La réalité est-elle que le colonel Amara est l’alpha et l’oméga de ce pouvoir militaire. Il prend des décisions et les impose à qui que ce soit. Mamadi Doumbouya n’a qu’à obtempérer. Pour alors camoufler sa besogne peu orthodoxe, il faut fermer les yeux sur « les déboires récents » du locataire du Palais de la Colombe pour le moment. Le premier Ministre en sait beaucoup trop d’ailleurs.
Pour arriver à ses fins, le Colonel Amara Camara a organisé cet après-midi de dimanche 19 décembre, une rencontre à trois. Elle va regrouper en plus de lui, le chef de l’Etat et son premier Ministre. Le but est de faire la médiation et amener le président et le chef du gouvernement à de meilleurs sentiments et éviter toute décadence, surtout que tous les regards sont braqués sur la gouvernance actuelle. Il veut se donner assez de temps pour être plein aux astres, alors inutile pour lui de s’alarmer sur le sort de Monsieur Béa qui se morfond d’être loin de son profit.
Pour l’heure, Amara Camara le Monsieur à tout-faire de la transition, continue de sourire aux billets de banque qui entrent et restent dans sa poche pour le bonheur des corrupteurs en quête de postes de responsabilité. C’est le cas de Monsieur … Thomas qui pourrait être bientôt bombardé directeur général de la SOGUIPAH.
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