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Lutte contre les VBG: Quatre ONG font un plaidoyer auprès des pouvoirs publics

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Quatre organisations de la société civile ( Le Club des amis du monde, Avipa, Protégéons les Droits Humains « PDH » et la Fédération Mounafanyi de Kindia), réunies au sein d’un consortium ont organisé ce vendredi, 07 janvier 2022, une journée de plaidoyer des acteurs de lutte contre les violences basées sur le genre. Cette activité est la suite de l’atelier de plaidoyer pour le renforcement du mécanisme d’alerte, de référencement et de prise en charge des cas de violences basées sur le genre tenu à Kindia, les 15 et 16 décembre 2021.
En Guinée, les violences basées sur le genre prennent de l’envol et les chiffres font froid au dos. Environ 97% des femmes âgées entre 15 et 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines, 22% des jeunes filles se marient avant l’âge de 15 ans et 63% avant l’âge de 18 ans ( rapport de l’EDS 2012).
Pour inverser la donne, le consortium des quatre organisations de la société civile a initié un projet intitulé « réponse communautaire pour réduire les violences basées sur le genre à Conakry et Kindia.  L’objectif général recherché est de contribuer à la réduction des violences basées sur le genre dans les deux zones ciblées d’ici 2022.
En ce qui concerne les objectifs spécifiques, le consortium entend offrir des espaces de discussions sur les VBG et la sensibilisation de la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire, créer et rendre opérationnelle une école des maris (EDM) pilote pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive à Kindia, assurer une prise en charge psycho-sociale, médicale et juridique à cent (100) filles et femmes victimes de VBG, réinsérer dix (10) filles et femmes victimes de VBG et vulnérables dans les activités socioprofessionnelle et économique.
Pour atteindre ces différents objectifs, une note de plaidoyer a été rédigée à cet effet et sera transmise aux autorités concernées par les questions de VBG.
Dans la foulée, madame Cissé Moussey Bangoura, représentante du ministère de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables a rassuré les quatre ONG que son département prêtera une oreille attentive aux recommandations formulées dans la note de plaidoyer qui leur a été soumis.
« Le ministère est en train de travailler sur certaines de ces recommandations. Par exemple, la mise en place d’une base de données sur les VBG, ce processus est déjà en cours. S’agissant de la formation des élus locaux, grâce au projet que nous avons la banque mondiale, il est prévu de former les élus locaux sur la prise en charge des VBG. Toutes les recommandations qui sont faites ici, je vous rassure que mon département tiendra compte et agira ensemble avec nous. Ce que nous devons renforcer c’est la coordination, c’est important que cette cartographie soit mise en place pour ne pas disperser les efforts », a-t-elle déclaré.
La rencontre a enregistré la présence du chef de cabinet du ministère de la justice, des représentants venus des ministères de la santé, de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables et de plusieurs acteurs qui militent en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre.
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