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Violences faites aux femmes : Le CJFLG fait le point des 16 jours d’activisme

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En Guinée, des jeunes filles et femmes sont victimes de nombreuses violences. Ces agressions se multiplient en longueur de journée mais la plus grave reste le viol dont le nombre de cas de cesse de monter en flèche (638 cas de janvier 2021 jusqu’à maintenant).

Plus inverser la courbe, le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG) a initié un projet intitulé « 16 jours d’activisme ».

La célébration en différé a été faite ce lundi, 13 décembre 2021 à Conakry sous le thème « Oranger le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ».

L’évènement a connu la présence de plusieurs Ambassadeurs, de la cheffe de cabinet du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, du président du tribunal pour enfant et d’autres invités qui se battent pour les violences faite aux femmes et jeunes filles.

A en croire Kadiatou Konaté directrice exécutive du CJFLD, l’idée des 16 jours d’activisme visait à rappeler le rôle des différentes parties et surtout celui de la justice dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Kadiatou Konaté, directrice exécutive du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée

Aux dires de cette jeune activiste, le retard dans le traitement des dossiers de viol transmis à la justice s’explique par « le fait que des magistrats soient désintéressés des différents dossiers de violences qui vont en justice. Le second point est que la lenteur s’explique par le système mis en place ; il y a six mois donnés au parquet pour prouver le contenu de la plainte déposée et six autres mois au cas où ils ne parviennent pas à trouver suffisamment de preuves pour démontrer qu’il y a eu crime ou viol. Ce qui fait un an et au-delà, on commence les procédures judiciaires qui prennent aussi assez de temps. Mais le point sur lequel nous allons s’inscrire est qu’il n’y a pas énormément d’importance accordée aux dossiers de viol, de violences faites aux jeunes filles et femmes mais surtout les dossiers criminels qui concernent la protection des filles et des femmes», regrette Kadiatou Konaté.

En célébrant en différé ces 16 jours d’activisme, un court-métrage sur le traitement judiciaire des dossiers de viol a été diffusé.

Pour la directrice exécutive du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJLFG), l’idée de la production de ce film est de montrer au public la voie à suivre pour la judiciarisation d’un dossier de viol ou autres.

« C’est d’abord de montrer le circuit en terme de protection, de l’ONG, à la Brigade spéciale, à la médecine légale et ensuite au tribunal en passant par l’avocat et ainsi de suite pour dire qu’à chaque domaine, il y a moins de temps. Au-delà de ce timing, c’est de voir exactement où il y a le problème. Est-ce que c’est la médecine qui n’envoie pas le dossier et ainsi de suite », a fait savoir Kadiatou Konaté.

Siba Engagé

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